Mise à jour : 12 mai 2026
L’essentiel à retenir l'accise sur l'électricité, ex-CSPE / ex-TICFE :
- Nom actuel : accise sur l’électricité.
- Anciens noms : CSPE, puis TICFE.
- Qui la paie ? la plupart des consommateurs finals d’électricité.
- Taux normal 2026 : 30,85 €/MWh pour les ménages et assimilés.
- Taux normal entreprises 2026 : 26,58 €/MWh pour les catégories PME et haute puissance.
- Tarifs réduits ou nuls : possibles pour certaines activités, certains usages ou profils de consommation.
- Démarche : vérifier son éligibilité à un tarif réduit ou une exonération , compléter une attestation et la transmettre au fournisseur d’électricité.
L’accise sur l’électricité est une taxe appliquée à la consommation d'électricité. Anciennement appelée CSPE et TICFE, elle concerne la plupart des consommateurs finaux : particuliers, entreprises, collectivités et certains autoproducteur.
En 2026, le sujet est particulièrement important pour les professionnels : le montant de l’accise peut représenter plusieurs centaines ou plusieurs milliers d’euros par an selon la consommation du site, la puissance souscrite et l’éligibilité éventuelle à un tarif réduit, une exonération ou une régularisation.
Quel est le taux de l'accise sur l’électricité en 2026 ?
Depuis le 1er février 2026, les tarifs normaux de l’accise sur l’électricité varient selon la catégorie fiscale du consommateur. Le montant dépend notamment de la nature de l’activité et de la puissance sous laquelle l’électricité est fournie.
| Catégorie fiscale | Profil concerné | Taux 2026 en €/MWh | Équivalent en c€/kWh |
|---|---|---|---|
| Ménages et assimilés | Activités non économiques jusqu’à 250 kVA ou activités économiques jusqu’à 36 kVA | 30,85 €/MWh | 3,085 c€/kWh |
| PME | Activités économiques avec une puissance supérieure à 36 kVA et inférieure ou égale à 250 kVA | 26,58 €/MWh | 2,658 c€/kWh |
| Haute puissance | Sites alimentés avec une puissance supérieure à 250 kVA | 26,58 €/MWh | 2,658 c€/kWh |
Ces taux incluent la majoration liée aux zones non interconnectées, aussi appelée majoration ZNI. Ils correspondent aux tarifs normaux applicables en 2026, hors cas de tarif réduit ou d’exonération.
Évolution récente des taux de l’accise
Après la période de bouclier tarifaire, les taux de l’accise sur l’électricité ont progressivement évolué pour revenir vers le régime fiscal de droit commun. Voici les principaux repères récents.
| Catégorie | Du 1er août 2025 au 31 janvier 2026 | Depuis le 1er février 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Ménages et assimilés | 29,98 €/MWh | 30,85 €/MWh | Hausse de 0,87 €/MWh |
| PME | 25,79 €/MWh | 26,58 €/MWh | Hausse de 0,79 €/MWh |
| Haute puissance | 25,79 €/MWh | 26,58 €/MWh | Hausse de 0,79 €/MWh |
Pour la majorité des entreprises alimentées avec une puissance supérieure à 36 kVA, le taux normal applicable depuis le 1er février 2026 est de 26,58 €/MWh. Pour les petits sites professionnels assimilés aux ménages, le taux normal est de 30,85 €/MWh.
Comment calculer l’accise sur une facture d’électricité ?
Le calcul de l’accise sur l’électricité est relativement simple : il faut multiplier la consommation d’électricité par le taux applicable.
Formule : Consommation en MWh × taux d’accise en €/MWh = montant de l’accise
Exemple de calcul pour une entreprise
Une entreprise consomme 110 MWh d’électricité sur une période donnée. Elle relève de la catégorie PME, avec un taux normal de 26,58 €/MWh.
Le calcul est le suivant :
- 110 MWh × 26,58 €/MWh = 2 923,80 € d’accise
Ce montant correspond à l’accise avant prise en compte de la TVA. L’accise sur l’électricité entre dans l’assiette de la TVA : elle peut donc aussi avoir un impact sur le montant TTC de la facture.
Calcul à partir d’une consommation en kWh
Si la consommation est exprimée en kilowattheures, il faut d’abord la convertir en mégawattheures.
- 1 MWh = 1 000 kWh
- 50 000 kWh = 50 MWh
Pour une entreprise en catégorie PME consommant 50 MWh :
- 50 MWh × 26,58 €/MWh = 1 329 € d’accise
Qui paie l’accise sur l’électricité ?
L’accise sur l’électricité est due par les consommateurs finals d’électricité. Elle concerne notamment :
- les particuliers ;
- les entreprises ;
- les collectivités ;
- les associations ;
- les sites industriels ;
- certains autoproducteurs d’électricité, selon les situations.
Dans la majorité des cas, le consommateur ne déclare pas lui-même cette taxe : elle est facturée par le fournisseur d’électricité, puis reversée à l’administration. En revanche, lorsqu’une entreprise pense relever d’un tarif réduit, d’une exonération ou d’une régularisation, elle doit vérifier son éligibilité et effectuer les démarches nécessaires.
Quelles entreprises peuvent bénéficier d'un tarif réduit ?
Toutes les entreprises ne paient pas nécessairement l’accise au taux normal. Certains usages de l’électricité peuvent relever d’un tarif réduit, d’une exonération ou d’une exemption, sous réserve de respecter les conditions prévues par la réglementation.
En 2026, les tarifs réduits et nuls d’accise sur l’électricité peuvent s’échelonner de 0 €/MWh à 12 €/MWh selon les cas. L’écart avec le taux normal peut donc représenter une économie importante pour les entreprises éligibles.
Exemples de situations pouvant ouvrir droit à un régime spécifique
Les cas d’éligibilité doivent être analysés au cas par cas. Ils peuvent notamment concerner :
- certaines entreprises industrielles électro-intensives ;
- des activités exposées à la concurrence internationale ;
- certains procédés industriels spécifiques ;
- des usages dans le transport ;
- certains centres de données ;
- certaines consommations liées à la production d’électricité ;
- certaines situations d’autoconsommation ou de production locale, selon les conditions applicables.
Attention : l’éligibilité ne dépend pas uniquement du secteur d’activité. Elle peut aussi dépendre de l’usage réel de l’électricité, du niveau de consommation, du site concerné, de la puissance souscrite et des justificatifs disponibles.
Tarif normal, tarif réduit, exonération : quelle différence ?
| Situation | Conséquence sur la facture |
|---|---|
| Tarif normal | L’entreprise paie l’accise au taux standard applicable à sa catégorie fiscale. |
| Tarif réduit | L’entreprise paie un taux inférieur au taux normal pour les consommations éligibles. |
| Exonération ou tarif nul | L’entreprise ne paie pas d’accise sur les volumes d’électricité concernés, si les conditions sont remplies. |
| Régularisation | L’entreprise corrige un trop-payé ou un complément à payer sur une période passée. |
Comment bénéficier d’un tarif réduit ou d’une exonération d’accise sur l’électricité ?
Pour bénéficier d’un tarif réduit ou d’une exonération, l’entreprise doit généralement transmettre une attestation à son fournisseur d’électricité. Cette démarche permet au fournisseur d’appliquer le régime fiscal correspondant sur les consommations concernées.
Les étapes à suivre
- Identifier les sites concernés : l’analyse doit se faire à la maille du point de livraison ou du compteur lorsque cela est nécessaire.
- Analyser les usages de l’électricité : certains usages peuvent être éligibles, d’autres non.
- Vérifier le taux applicable : tarif normal, tarif réduit, exonération ou exemption.
- Compléter l’attestation 2040-TIC-ATT-E-SD : ce formulaire permet de recevoir de l’électricité à tarif réduit ou en exonération d’accise.
- Transmettre l’attestation au fournisseur : l’attestation est à envoyer au fournisseur d’électricité, qui applique ensuite le régime déclaré.
- Conserver les justificatifs : l’entreprise doit pouvoir justifier son éligibilité en cas de contrôle ou de demande de l’administration.
Lorsque l’entreprise n’est pas certaine du taux applicable, il est recommandé de documenter précisément l’analyse : usages, volumes, sites concernés, puissances souscrites, justificatifs réglementaires et factures d’électricité.
Pour approfondir ce sujet, consultez aussi notre article dédié à l’optimisation de la CSPE et de l’accise sur l’électricité.
Peut-on demander un remboursement de l’accise sur l’électricité ?
Oui, dans certains cas. Une entreprise qui a payé trop d’accise peut demander une régularisation lorsque les consommations concernées relevaient en réalité d’un tarif réduit, d’une exonération ou d’un tarif nul.
Cette situation peut arriver par exemple lorsqu’une entreprise :
- n’a pas transmis son attestation à temps ;
- a découvert tardivement son éligibilité ;
- a payé un taux normal alors qu’une partie de ses consommations relevait d’un tarif réduit ;
- a plusieurs usages de l’électricité sur un même site, avec des traitements fiscaux différents ;
- doit corriger un écart entre le taux appliqué et le taux réellement dû.
La régularisation peut nécessiter l’utilisation d’outils ou de formulaires spécifiques, notamment pour calculer l’écart entre l’accise payée et l’accise réellement due. L’objectif est d’identifier si l’entreprise a trop payé ou, à l’inverse, si un complément doit être versé.
Pour en savoir plus sur cette démarche, consultez notre article : remboursement CSPE : qui peut en bénéficier et comment le demander ?
Quel impact l’accise sur l’électricité a-t-elle sur la facture d’une entreprise ?
L’impact de l’accise dépend directement de la consommation du site. Plus l’entreprise consomme, plus le montant payé augmente. Pour les entreprises fortement consommatrices d’électricité, l’accise peut donc devenir un poste de coût important.
Elle doit être analysée avec les autres composantes de la facture :
- le prix de fourniture de l’électricité ;
- le TURPE, qui correspond au coût d’acheminement de l’électricité ;
- la CTA ;
- la TVA ;
- les éventuels frais de gestion ou options contractuelles.
Une optimisation efficace ne consiste donc pas uniquement à comparer les prix du kWh. Elle implique aussi de vérifier les taxes, les puissances souscrites, les conditions contractuelles, les échéances et l’éligibilité aux dispositifs fiscaux existants.
Exemple d’impact annuel
| Consommation annuelle | Catégorie | Taux d’accise | Montant annuel d’accise |
|---|---|---|---|
| 50 MWh | PME | 26,58 €/MWh | 1 329 € |
| 100 MWh | PME | 26,58 €/MWh | 2 658 € |
| 500 MWh | PME ou haute puissance | 26,58 €/MWh | 13 290 € |
| 1 000 MWh | PME ou haute puissance | 26,58 €/MWh | 26 580 € |
Ces montants montrent pourquoi l’accise sur l’électricité mérite une analyse spécifique, en particulier pour les entreprises multisites, les industriels, les établissements recevant du public, les hôtels, les exploitations agricoles, les collectivités ou les sites ayant une consommation régulière et importante.
Comment réduire l’impact de l’accise sur l’électricité ?
Pour réduire l’impact de l’accise sur la facture, il faut d’abord distinguer deux leviers : les leviers fiscaux et les leviers énergétiques.
1. Vérifier l’éligibilité à un tarif réduit ou à une exonération
C’est le levier le plus direct. Si l’entreprise remplit les conditions, une partie de ses consommations peut bénéficier d’un taux inférieur au taux normal, voire d’un tarif nul.
2. Contrôler les factures d’électricité
Une erreur de taux, une mauvaise catégorie fiscale ou une attestation non prise en compte peut entraîner un surcoût. Il est donc utile de vérifier régulièrement les lignes fiscales de la facture, notamment lorsque le contrat change ou lorsqu’un site évolue.
3. Demander une régularisation en cas de trop-payé
Lorsqu’une entreprise découvre qu’elle aurait dû bénéficier d’un tarif réduit ou d’une exonération, une demande de régularisation peut être étudiée. Cette démarche permet de récupérer un trop-payé lorsque les conditions sont réunies.
4. Optimiser les autres composantes de la facture
Même lorsqu’une entreprise n’est pas éligible à une réduction d’accise, elle peut agir sur d’autres postes : contrat de fourniture, puissance souscrite, TURPE, suivi de consommation, efficacité énergétique ou autoconsommation.
Mon courtier énergie accompagne les professionnels dans l’analyse de leurs contrats, de leurs factures et de leurs leviers d’optimisation énergétique.
👍 Bon à savoir
L’accise sur l’électricité est une composante incontournable de la facture énergétique. En 2026, son taux normal est de 30,85 €/MWh pour les ménages et assimilés, et de 26,58 €/MWh pour les catégories PME et haute puissance. Pour les entreprises, le bon réflexe consiste à vérifier le taux appliqué, la catégorie fiscale du site, les usages de l’électricité et l’éligibilité éventuelle à un tarif réduit, une exonération ou une régularisation. Vérifier l’impact de l’accise sur ma facture



